1"La question énergétique, intimement liée à celle de l’environnement, est une des questions majeures que nous devrons résoudre"

Concernant la question énergétique, la réponse de Ségolène Royal au réseau "Sortir du nucléaire" est à mon avis une très belle base de réflexion (et de travail)

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Paris, le 13 novembre 2006

Mesdames, Messieurs,

La question énergétique, intimement liée à celle de l’environnement, est une des questions majeures que nous devrons résoudre dans les années à venir. Notre pays a pris du retard, tant du point de vue du développement des énergies renouvelables que de celui des économies d’énergie. Or nous devons préparer dès maintenant l’après-pétrole. J’ai dit que je voulais que la France soit le pays de l’excellence environnementale, et que la relance de l’Europe se fasse notamment sur cet objectif.

C’est une question de responsabilité face à une réalité, celle de la crise environnementale profonde que nous vivons, marquée par le changement climatique, la perspective de l’épuisement des hydrocarbures et les atteintes à la santé par les pollutions de toute nature. C’est aussi une question de devoir pour assurer un avenir meilleur à nos enfants. Défendre la justice sociale et l’égalité des chances, cela passe aussi par la prévention et la réparation des risques environnementaux. Nos concitoyens attendent aujourd’hui de l’Etat qu’il les protège dans un monde instable et perçu comme menaçant Or, l’Etat peut agir, efficacement s’il le veut, dans la prévention des risques environnementaux et la promotion de nouveaux comportements.

Les outils existent, ils ne sont pas utilisés. Utiliser l’arme de la fiscalité écologique pour modifier les comportements et financer les politiques environnementales, construire de nouveaux réseaux de transports en commun en ville ou en agglomération, diffuser les progrès techniques pour permettre de consommer moins, lancer un grand plan de recherche publique pour mettre au point de nouvelles énergies alternatives, favoriser la production et l’utilisation des énergies qui ont déjà prouvé leur efficacité, comme l’éolien, le photovoltaïque, l’hydraulique, la biomasse, la géothermie et les bio carburants, lancer un programme pour une meilleure isolation des logements, voilà les orientations pour s’engager dans la voie de l’efficacité énergétique. Bien entendu cela nécessitera une modification des comportements de consommation, de déplacements et des transports. Mais je crois que nos concitoyens sont conscients que c’est une nécessité, mais aussi une chance car les emplois de demain sont en grande partie dans les éco-industries.

Dans le cadre de cette politique, la part du nucléaire sera progressivement abaissée pour faire passer à 20% en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. J’estime tout à fait excessive la place du nucléaire dans la production électrique française. Il est donc indispensable de la réduire progressivement, dans des délais raisonnables et de diversifier nos modes de production électrique pour arriver à un bouquet énergétique.

Je déplore que la construction de l’EPR ait été décidée dans la précipitation et sans aucun débat démocratique préalable. Les enjeux n’ont pas été correctement analysés et discutés. Ainsi l’EPR correspond-il, en l’état actuel du parc nucléaire français, à un vrai besoin ? En outre, ce choix obère une partie des crédits dédiés à la recherche sur le traitement des déchets, sur les installations de la quatrième génération et sur les énergies renouvelables. On voit que c’est l’ensemble des enjeux énergétiques et des options qui devra être remis à plat.

Cette remise à plat devra se faire dans la transparence. Je m’engage à mettre fin à l’opacité qui entoure aujourd’hui le secteur nucléaire en France. Toutes les décisions relatives au nucléaire feront l’objet d’un vaste débat public alimenté par des études scientifiques incontestables. Le contrôle de ce secteur devra également être rendu plus efficace et plus crédible aux yeux des citoyens.

Enfin, l’état actuel de la recherche sur le traitement des déchets radioactifs ne permet pas d’avoir de solution entièrement satisfaisante. Il est donc indispensable d’accentuer l’effort de recherche dans ce secteur. Mais l’enfouissement est certainement une solution préoccupante pour l’avenir : il ne me paraît pas possible, dans l’état actuel des connaissances et des techniques, de s’engager dans une telle voie.

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Ségolène Royal

4.2
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l'énergie

claude 33
ceci est l'état d'une réflexion que j'ai menée il ya quelques temps et que je viens d'actualiser:

1.LES ENERGIES

1.1. Le pétrole

Depuis une dizaine d’années maintenant ni les états ni les compagnies n’ont découvert de nouvelles zones contenant des réserves importantes de pétrole, les découvertes les plus significatives concernent le gaz naturel, mais le pétrole à haute valeur ajoutée, on n’en découvre plus, on ne remplace plus les réserves d’autant que la consommation augmente. Quelques espoirs subsistent hélas (il vaudrait mieux qu’il n’en soit pas ainsi !) avec le grand nord, en effet la disparition de la banquise due en partie au réchauffement lui même du à une trop grande consommation d’énergie va permettre l’exploration de zones ou les icebergs empêchaient toute exploitation à partir de plates-formes, on peut donc penser que quelques réserves exploitables existent encore de ce côté et puis il reste le grand sud, l’antarctique sous moratoire mondial à ce jour, mais pour combien de temps ? En effet si la demande devient trop forte, les tensions vont monter pour aller l’exploiter ce qui pourrait être source de nouveaux conflits, en effet si des réserves importantes sont découvertes on n’empêchera pas les plus puissants (USA, Russie, Chine, Inde…)de tenter de se les approprier.

La situation est donc critique et donc dangereuse, la pénurie de pétrole est donc à inclure d’urgence dans la stratégie énergétique européenne. Les prix vont continuer de monter et puis des « incidents » vont survenir, des raffineries ne trouveront pas de cargaison à acheter sur le marché…Personne alors ne pourra rien prévoir, il faut donc s’y préparer de toute urgence.

Il faut alléger de toute urgence notre dépendance, le nucléaire, il faut s’en méfier, l’anniversaire des vingt ans de la catastrophe de Tchernobyl est là pour nous le rappeler, il faut également se désengager du nucléaire quoi qu’en disent les « spécialistes » en particulier ceux du lobby ( X, mines etc.…)

On sait à présent que l’essence et le gazole peuvent aisément être remplacés par des carburants à base de végétaux. Il faut accélérer par des incitations fortes la recherche et ensuite l’utilisation de tels moteurs, inciter les industriels ,le CNRS et les universités à lancer des programmes pour faire tourner le maximum de machines ( pas seulement les véhicules) avec des carburants à partir des déchets et pas à partir des végétaux nobles (blé, maïs…), ne pas oublier les moteurs des motrices ferroviaires là ou il n’y a pas d’électricité, les moteurs des bateaux et des péniches, enfin tous les moteurs thermiques qui brûlent des carburants dérivés du pétrole.

Limiter le chauffage au gazole qui consomme du pétrole pour le faire partir en fumée, favoriser d’urgence le passage au gaz (voir ci-dessous 7.2) dans un premier temps. Et aux pompes à chaleur dont les prix devront diminuer au moins de moitié pour être vraiment rentables.

1.2. Le gaz

Disponible en plus grande quantité que le pétrole pour le moment, il faut à la fois le promouvoir et l’économiser. Il faut que le gaz, moins polluant au regard de l’effet de serre remplace le pétrole là ou c’est possible et là ou on peut réhabiliter les installations afin de faire des économies d’énergie, favoriser plus que ça ne l’est à présent les remplacement des chaudières anciennes par des chaudières modernes, économiques (moins 30% de consommation). Dangereux pour les véhicules à moteur, il faut plus l’utiliser pour les installations domestiques et industrielles en attendant de trouver des énergies de substitution.

1.3. Electricité et nucléaire

L’anniversaire de la funeste catastrophe de Tchernobyl est là pour nous rappeler qu’il faut aller vers l’abandon de ce type de source d’énergie, avec cet accident, la communauté humaine dans son ensemble et européenne en particulier a eu « de la chance ! », cela aurait pu être 100 fois pis. Si l’ex URSS n’avait pas sacrifié des centaines de milliers de personnes, si elle ne continuait pas de sécuriser ce qui reste du réacteur en continuant de faire courir à ceux qui y travaillent des risques énormes, risques qui sont encore funestes ; toute l’Europe aurait pu être touchée d’une manière bien plus considérable encore qu’elle ne l’a été.
Tous les spécialiste reconnaissent que le risque zéro n’existe pas, que si un nouvel accident survenait qu’on ne puisse pas contrôler ; personne n’est capable d’évaluer les conséquences ni humaines ni environnementales. Quelle vie nous resterait-il sur une planète ravagée, radioactive ? On n’a pas le droit de prendre ce risque. Il faut donc aller vers une dénucléarisation totale civile et militaire. Ce doit être le principe de base.

En attendant, le nucléaire et donc EDF doit rester une entreprise nationale non ouverte au capital privé, les risques sont bien trop élevés pour risquer des impasses qui peuvent mener à des accidents dont la gravité peut difficilement être évaluée. Si NS arrive à privatiser AREVA, cette entreprise devra revenir sous le contrôle de l’état d’une façon ou d’une autre, prise de majorité par la Caisse des Dépôts et Consignations et bénéfices reversés au fond de réserve des retraites.

Afin de diminuer la dépendance du nucléaire pour la production d’électricité en France et afin d’assurer un meilleur approvisionnement gazier il faut reprendre le contrôle de GDF ou de GDF/SUEZ si NS arrive à les « marier » d’ici 2012.

1.4. Les énergies renouvelables

1.4.1. Le solaire

C’est plus qu’une énergie renouvelable, à l’échelle humaine c’est une énergie inépuisable. Il faut donc l’utiliser au maximum sous toutes ses formes surtout qu’elle ne génère aucune forme de pollution.

Le moyen le plus simple et bien connu c’est la production d’eau chaude par ballon dont l’eau est chauffée par des panneaux solaires. Il faut lancer un programme de recherche pour améliorer ces techniques et favoriser l’installation quasiment partout où c’est possible. Il faudrait calculer l’économie réalisée, mais elle est certainement considérable. Pour inciter il faut défiscaliser ; ne pas appliquer de TVA du tout sur ce type d’équipement, ne pas faire des remises d’impôt bien souvent gommées par les professionnels qui en profitent pour monter les prix et ce qui empêche les particuliers qui veulent installer eux même ce type d’équipement de bénéficier des abattements.

On doit en installer systématiquement sur tous les ensembles publics là ou c’est possible.

1.4.2. Les biocarburants

Cette alternative a rapidement montré ses limites, les biocarburants ne doivent avoir pour origine que des déchets agricoles et managers, on doit interdire d’en fabriquer à partir des céréales alimentaires.
Des moyens importants au niveau européen doivent donc être engagés afin de lancer un programme de recherche afin d’améliorer et industrialiser une telle production.
Ce programme doit être intégré pour faire fonctionner les moteurs industriels, ceux des camions, ceux des bateaux, péniches, enfin tous les moteurs.

1.4.3.La géothermie

Source d’énergie pratiquement inépuisable et très économique à la seule condition que sa mise en œuvre soit prévue dès la conception des locaux à chauffer. On sait qu’à environ 80 cm de profondeur la température du sol est pratiquement constante de 12 à 16 degrés suivant les régions. On comprend de suite qu’en faisant passer l’air extérieur aspiré à environ 50 mètres de distance à une température de 0 degré ou moins arrive dans les locaux à chauffer à la température de 15 degrés.
Il suffit ensuite de délivrer un chauffage d’appoint pou passer de 15 à 19-20 degrés.

Il n’y a donc pas besoin de disposer de source d’eau chaude pour mettre en œuvre ce type de chauffage, là où de l’eau est disponible, bien entendu le rendement est meilleur et il faut l’utiliser.

Ce moyen de chauffage est de plus réversible, car la température du sol est la même hiver et été, ces dispositifs servent également à tempérer la température à l’intérieur des habitations pendant les périodes chaudes.

La consommation permanente encore trop élevé, environ 3KWh pour un logement de 150m² à chauffer. La recherche doit donc aider à trouver des techniques moins consommatrices d’électricité.

Ce type d’installation doit être conçue dès le construction ou lors d’une rénovation importante car les circuits d’air doivent être étudié de manière à être répartis pour alimenter l’ensemble des locaux à chauffer ou refroidir.

les economies d"energies

. "Investir dans l'économie d'énergie aujourd'hui, c'est créer le pouvoir d'achat de demain", résume Matthieu Orphelin, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)

Pas de désinformation SVP

"L’anniversaire de la funeste catastrophe de Tchernobyl est là pour nous rappeler qu’il faut aller vers l’abandon de ce type de source d’énergie, avec cet accident, la communauté humaine dans son ensemble et européenne en particulier a eu « de la chance ! »"

Il faut comparer ce qui est comparable : les centrales soviétiques et les centrales françaises ne fonctionnent pas de la même manière. L'accident de Tchernobyl n'aurait pas pu avoir lieu dans une centrale française. De plus, ces dernières sont équipées d'enceintes de confinnement, chose que n'avaient pas les centrales soviétiques.

Au lien de faire de la désinformation, parlez plutôt des sous-marins nucléaires russes qui sont entrain de pourrir en plein air. Ce n'est pas pour cela qu'il faut arrêter de construire des sous-marins nucléaires français qui eux sont démantelés de façons propres (c'est vrai que cela coûte cher).

Et une dernière remarque, la ligne magino n'a pas servi en 40, elle a servi en 86 !!!!!!

De la simplicité d'Einstein

La fameuse formule E=M.C2 du célèbre scientifique est la clé du raisonnement à tenir en matière énergétique. Elle est très simple à comprendre.
E, c'est l'énergie.
M, c'est la matière.
C2 est une constante (la vitesse de la lumière au carré).
L'équation est simple : une très petite quantité de matière peut libérer énormément d'énergie.
Inversement, une très grande quantité d'énergie peut être stockée dans une toute petite masse de matière : M=E/C2.
Le principe de base d'une centrale nucléaire consiste à casser de la matière (l'uranium) pour libérer une partie de l'énergie qu'elle contient. L'un des inconvénients d'une centrale nucléaire est qu'on ne récupère environ que 33% de l'énergie libérée. Le reste part dans la nature... au sens littéral ! La chaleur dégagée (quelques milliers de mégawatt) se libère dans l'atmosphère.
Et que se passe-t-il quand l'air chauffe ? Il crée des courants d'air ! Et après on s'étonne qu'il y ait davantage de cyclones...

Si le nucléaire ne dégage pas de CO2, il n'est pas aussi propre qu'on voudrait le faire croire puisque, tout comme les énergies fossiles, il s'inscrit dans le cadre de l'équation E=MC2 sans qu'à aucun moment l'on puisse écrire ensuite M=E/C2. Il ne s'agit pas d'un cycle écologique.

De fait, le nucléaire n'est rien d'autre qu'un piètre pis-aller face à la problématique du peak-oil.

Le problème de la fonte des glaces résolu

J'ai oublié de dire quelque chose a propos de :
"La chaleur dégagée (quelques milliers de mégawatt) se libère dans l'atmosphère.
Et que se passe-t-il quand l'air chauffe ? Il crée des courants d'air ! Et après on s'étonne qu'il y ait davantage de cyclones."

La fonte des glaces au pôle nord est due aux sous-marins nucléaires qui réchauffent la température des mers et des océans !!!
Bin oui, les réactions nucléaires chauffent les bateaux, les marins doivent mettre des combinaisons spéciales pour ne pas avoir trop chaud, la chaleur est donc transmise au milieu ambiant ce qui explique le réchauffement des mers et la fonte de la glace dans les pôles.

Et même plus, en mettant des sous-marins nucléaires au large de Terre-Neuve, on va pouvoir réchauffer une partie du Canada !!!

De pire en pire !!!!

"tout comme les énergies fossiles, il s'inscrit dans le cadre de l'équation E=MC2 sans qu'à aucun moment l'on puisse écrire ensuite M=E/C2"

Que vient faire la mécanique relativiste dans le traitement des énergies fossiles ?!!!

C'est bien beau de connaître des formules, encore faut-il savoir leur champ d'application !!!

"L'un des inconvénients d'une centrale nucléaire est qu'on ne récupère environ que 33% de l'énergie libérée"

D'où l'intérêt de Superphenix, malheureusement fermé par jospin (après la libéralisation de l'énergie, l'obligation à EDF de subventionner les énergie privées), et des nouvelles générations de centrales qui sont des surgénérateurs.

changement climatologique

Bonjour,

Pour ce qui est du changement climatologique, vous dites que les centrales nucléaires peuvent créer des "courants d'air".

Je vous invite de vous renseigner sur le projet "HAARP" américain, qui fonctionne depuis quelques années. Il faut savoir que ce projet (qui n'en n'est plus un, car il est rentré en phase active) la Russie possède le même procédé.

Frissons garantis...

Amitiés

Henry

mot important la TRANSPARENCE

La transparence qui fait defaut sur cet epineux dossier et que demande les associations ecologiques.

Les citoyens sont en droit de savoir comment, pour quel but, le coût, les dechets nucleaires oui une mISE à pLAT ....c'est cela le debat democratique !

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