Associer tous les niveaux de l'éducation et de la formation prof continue pour découvrir ce qui fonctionne ailleurs
Quand on conçoit une politique, de nouvelles actions ou même simplement pour rechercher des solutions à des problèmes existants ou nouveaux, il me semble essentiel de s’intéresser à ce qui se fait ailleurs en la matière et d'inclure dans le processus une démarche sérieuse d'étude de ce qui se fait d’efficace ailleurs.
On reproche aux Français d'être un peu casaniers, de voyager peu.
En fait ceux qui sortent des frontières sont simplement, le plus souvent, les classes très aisées, ou très favorisés, ou ceux qui savent culturellement les multiples intérêts au voyage.
Certains même, piquent des idées qu'ils s'approprient, pour ensuite tenter de les plaquer dans notre société française.
Prenons l'exemple du Canada montré récemment, sans arrêt, en exemple par les politiciens, de droite notamment, et tous ces livres qui expliquent comment le gouvernement canadien aurait traité « avec succès » la question du service public par des licenciements « en masse ».
il arrive assez fréquemment que les spécialistes et les politiques prennent les idées qui les arrangent, sans aucun regard croisé citoyen. Ils oublient de nous parler des échecs qui desserviraient leur cause.
Et pourtant l'échec est aussi une grande source d'enseignement.
Pour associer les Français, organiser une véritable dynamique, une vague de fond du changement, pour intégrer ce type de démarche dans notre manière de gouverner et notre art de vivre, pour permettre que les Français soient les 1er porteurs de la réflexion du changement, il conviendrait que chaque français au cours de sa scolarité : élève de collège, de lycée, de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle continue, ait au moins, un fois dans sa vie, l’opportunité d’être au coeur d'un projet collectif de découverte des autres manières de faire à l'étranger.
A partir d'une immersion, le but serait, non pas le tourisme, mais la conduite d’un travail d’étude, pour découvrir d'autres cultures, d'autres organisations… et l’élaboration d’un rapport, sous une forme formalisée, qui serait offert aux Français avec les plus et les moins et les conditions de transfert possible des aspects les plus positifs.
Un forum (site Internet) pourrait diffuser ces travaux, une sorte de « Wikipédia de la découverte ».
Le bénéfice serait grand:
- cela serait complémentaire aux travaux des spécialistes, peu coûteux (car ces voyages feraient partie du cursus d'enseignement et pourraient se faire sur la base d'échanges culturels et avec un souci d'économie)
- cela serait plus rapide pour le recueil des expériences les plus marquantes, car le nombre de voyages « de découverte » serait démultiplié par autant de Français concernés
- cela serait plus citoyen et plus formateur car beaucoup plus de Français s'ouvriraient, ainsi, naturellement aux cultures étrangères.
Cela participerait d'une manière active et innovante à l'éveil de la découverte.
En fait les Français devraient demain devenir "les japonais de l'Europe" et sortir concrètement des frontières de l'hexagone pour mieux faire voler en éclat les archaïsmes et les freins à l'esprit d'entreprise.
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