Cogestion Capital-Travail dans les entreprises
En s'inspirant des expériences allemandes,danoises, suédoises...etc, ne serait-il pas temps de débattre d'une cogestion Capital-Travail dans les entreprises, quelque soit leur statut (publique, semi-publique, ou privé), ou leur taille? Je vois pour cela différents arguments:
1) Pour lutter contre les licenciements boursiers ou les délocalisations abusives, les régulations externes (concernant la fiscalité, les subventions publiques,...etc) seraient renforcées par un pouvoir interne des salariés dans la gestion de leur entreprise.
2) D'un point de vue théorique, une entreprise est un partenariat entre un Capital (privé, semi-publique, publique) est un Travail (ensemble des salariés) dans lequel aucun des deux ne peut se passer de l'autre (le Capital sans le Travail est stérile, le Travail sans le Capital est impuissant); dans ces conditions, le bon sens et l'équité (qui n'ont malheureusement rien à voir avec le rapport de force historique...) devrait imposer un partage paritaire du pouvoir, de la plus-value, et des pertes.
3) Jadis, le Club Jean Moulin avait signalé une contradiction profonde et scandaleuse des sociétés démocratiques, à savoir que les individus sont des citoyens dans le champ politique, mais de simples sujets d'un pouvoir féodal oligarchique, voir autocratique, en tant que salarié de leur entreprise. Le souci de dignité qui est au coeur de nos démocraties devrait mettre un terme à cette situation.
4) Ce projet de cogestion me semble tout à fait cohérent avec la future déclaration de principes du PS (qui est le tant attendu "Bad Godesberg" français...).
Amitiés socialistes (et ségolénistes!),
Bernard MOTHON (Militant PS de Paris XIVème, section Petit-Montrouge)
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CONTRE le contre-pouvoir syndical et contre la co-gestion
Jean-Pierre Bernajuzan
En situant la base de l'action syndicale dans l'entreprise, on détermine le syndicat par l'entreprise et non par l'intérêt des salariés.
Toute la partie en amont et en aval de l'emploi dans l'entreprise n'est alors pas pris en compte, et donc dans toute cette partie où le salarié est le plus vulnérable, et a le plus besoin d'être défendu.., il est abandonné à lui-même.
En prenant l'entreprise comme base de leur action, les syndicats entérinent et figent les inégalités salariales.
Contre la co-gestion, parce que les entreprises étant en concurrence entre elles, en participant à leur gestion, les syndicats mettraient ainsi leurs salariés en concurrence entre eux.
La concurrence entre les entreprises est nécessaire à notre liberté, mais les salariés ne doivent pas l'être entre-eux:
Les syndicats ne doivent donc pas participer à la gestion des entreprises.
Voir ma contribution: "sécurité de l'emploi, rapport et articulation de l'individuel au grégaire et au collectif, syndicats etc...", pour des arguments plus fondamentaux...