la concurence internationale au niveau de l'agriculture

En ce qui concerne la production de produits agricoles, les pays du nord sont souvent avantagés de différentes façons : - les gouvernants du nord subventionnent les producteurs de leurs pays. Ainsi certains produits agricoles du nord font concurence à ceux du sud, dans l'ensemble du monde, et même sur les territoires du sud. Exemple : le coton d'Afrique de l'ouest est concurencé par celui des USA. Certains produits alimentaires importés se vendent à Abidjan moins cher que le prix de revient du même produit cultivé sur place. - un autre problême est lié au fait que des multinationales ont investi massivement dans certains secteurs de l'agriculture du sud. Elles font des profits énormes sur le dos des paysans du sud. Elles donnent des salaires de misère et n'appliquent pas les règles du droit international du travail. En plus elles sont souvent soutenues par les dirigeants des pays où elles ont investi. Ces paysans sont de plus en plus dépendants et incapables de s'en sortir. Un exemple typique est celui de la banane dans l'Amérique Centrale. En ce qui concerne la France, il serait nécessaire qu'elle joue le jeu avec les pays d'Afrique, qu'elle établisse des contrats avec ces pays pour éviter une concurence déloyale. Cela permettrait peut-être à certains candidats à l'émigration de rester chez eux. Ensuite, il y a à débattre au niveau de l'ONU pour diminuer au niveau mondial cette concurence, même si cela semble impossible.

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pour une politique agricole plus juste

Au moment même où nous découvrons le spectacle insupportable des émeutes de la faim dans les pays du Sud, certaines banques proposent à leurs clients de tirer « avantage de la hausse du prix des denrées alimentaires »1. Cette actualité vient nous rappeler avec cruauté combien il est nécessaire de repenser la mondialisation. La question des règles et des priorités qui doivent s'imposer au marché mondial est plus que jamais un défi majeur qu'il nous appartient, socialistes, de relever. Plusieurs pistes de réflexions peuvent être présentées.

Traiter la question 8 impose de traiter la question de l'avenir de la politique agricole. Il faut souligner que, pour la plupart des pays les moins avancés, le décollage économique et la lutte contre la pauvreté passent obligatoirement par la promotion du secteur agricole, même si cela ne suffit pas. Dans un contexte de flambée des prix des matières premières alimentaires, la politique agricole commune (PAC) ne propose malheureusement aucune solution. Y compris dans ce domaine, une autre politique est possible :

1. La PAC doit redéfinir ses objectifs. Elle doit être suffisamment souple pour permettre à l'Union européenne de réagir dans des situations de pénuries alimentaires mondiales et venir en aide aux pays qui en souffrent le plus. La lutte contre la faim dans le monde doit figurer dans les principes fondateurs de la PAC.

A titre d'exemple, Il est regrettable de voir les surfaces agricoles se détourner de la production alimentaire pour celle de biocarburants dits « de première génération» (produits à partir de blé, mais, betteraves). Ceci est d'autant plus choquant que l'on sait qu'à l'avenir, une deuxième génération de biocarburants pourra être produite à partir des matières végétales qui ne servent pas à la production d'aliments (tiges, sous produits forestiers). Une intervention des pays occidentaux est indispensable afin de limiter le gaspillage de surfaces agricoles tant que les prix alimentaires seront trop élevés pour l'approvisionnement des pays du Sud. Dans un premier temps, la PAC devrait limiter la production de biocarburants en soutenant la production alimentaire. Une aide financière significative devra parallèlement être octroyée pour la recherche concernant les biocarburants de deuxième génération. Une fois ceux-ci mis au point, des aides pourront encourager leur production.

2. Les aides octroyées aux agriculteurs des pays du Nord, qu'elles soient ou non liées à la production, constituent une concurrence déloyale vis-à-vis des producteurs des pays du Sud. Certains experts estiment que la politique américaine fait perdre 5,3 milliards de dollars aux autres acteurs et la politique agricole commune en ferait perdre 4,3. Pourtant, c'est un problème général concernant la mondialisation : supprimer les aides signifierait, dans certains cas, accepter que nos agriculteurs se plient aux conditions de travail et de rémunération des producteurs des pays du Sud. Cette situation ne serait, bien entendu, pas acceptable. Il faut donc que les aides à l'agriculture européenne permettent de tirer vers le haut le niveau de vie des agriculteurs du Sud. Pour cela, les aides doivent être réajustées au vu des productions mondiales : lorsque les productions européennes peuvent être concurrentes sans aide financière, cette dernière sera supprimée et redirigée vers des politiques de développement des pays du Sud.

Subvention des pays riches pour leurs exportations agricoles

Le véritable scandale et la véritable aberration résident là : on peut comprendre que les pays riches protègent leur agriculture, eu égard aux conséquences sociales et environnementales que leur non protection engendrerait. Mais que les pays riches subventionnent leur produits pour exporter n'a aucune justification, aucun sens, aucun fondement. La conséquence de cela est une compétitivité dégradée des pays pauvres pour ce sur quoi ils peuvent être le plus compétitifs et autonomes.

Deuxième conséquence: des transports de marchandises d'un bout à l'autre de la planète pour des produits à valeur ajoutée réduite, avec un préjudice environnemental direct.

D'une manière générale, les produits à faible valeur ajoutée, notamment agricoles, ne devraient pas faire l'objet de forcing d'exportation désespérés. Je suis dans l'industrie papetière, sinistrée, beaucoup moins polluante que sa réputation d'ailleurs, quel est l'intérêt de faire envoyer des conteneurs de papier vers la Chine pendant que d'autres conteneurs viennent de Chine vers chez nous ?
Sur tout ce qui est produits de base, la concurrence a peu d'efficacité économique et beaucoup d'impact environnemental.

- Annulation de la dette :

- Annulation de la dette : il n’est pas acceptable de faire payer à des populations le prix de leur oppression.

- Reconnaître la responsabilité des créanciers

- Prévenir de nouveaux prêts odieux.

Hortelano

Pour un mode de production plus équilibré

• Pays du Nord devront « normaliser » nos productions agricoles. Il n’est plus possible de continuer de produire de façon quasi-sauvage et de « déverser » par la suite nos restes dans les pays pauvres du sud, déséquilibrant ainsi tout leur système de production.

• On ne peut continuer dans cette dérégulation sauvage. L’Organisation Mondiale du Commerce a là aussi son rôle, preuve qu’il ne s’y prend pas bien aujourd’hui. N’est-ce pas bien un « socialiste » qui est à sa tête ?

• Bien sûr que nous devons commencer par regarder au plus près de nous. Et de ce point de vue il y a à dire sur la Politique Agricole Commune (PAC) Européenne. Une reforme de son mode est prévue pour 2012 ? Alors nous devons peser pour que les aides – qui bénéficient plus aux gros agriculteurs et céréaliers (par ailleurs principaux acteurs de ce déséquilibré avec les pays du sud) – profitent d’avantage aux agriculteurs moyens et à l’agriculture biologique.

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