Contribution des militants socialistes comité DA Poulainville
Contribution des militants socialistes du Comité DA Poulainville
14 mai 2008
Thème :
Question 3 de la consultation participative : Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
En préambule – pour reprendre un constat établi durant les discussions – il est nécessaire d'insister sur le fait que rien ne peut être pris comme modèle dans un autre pays pour être appliqué tel quel en France. Des ajustements seront forcément à faire.
Trois idées principales ressortent à l'issue de la réunion, où les discussions ont essentiellement tourné autour du problème de l'emploi :
• la flexi-sécurité
• une meilleure intégration des jeunes dans le monde du travail (cité comme exemple, le CPE)
• le consensus existant dans d'autres pays, notamment en Europe du Nord
La flexi-sécurité
Exemple cité : le Danemark qui a réussi à concilier agilité et sécurité de l'emploi. La législation est très souple concernant les contrats de travail, tant pour l'embauche que pour le licenciement. Mais une personne au chômage touche 90% de son dernier salaire pendant une période maximale de quatre ans. En contrepartie, elle doit suivre des stages ou des formations.
Proposition : partant du constat que de nombreuses associations manquent d'argent et sont obligées de faire appel à des bénévoles de plus en plus difficiles à trouver, pourquoi ne pas envisager une sorte de contrat de mission, pour une durée limitée, qui serait proposé aux personnes au chômage. La personne aurait une activité, toucherait son allocation de chômage (l'association n'aurait donc pas à la rémunérer) mais pourrait cumuler des « points retraite » correspondant à la durée de sa mission dans le domaine associatif.
L'intégration des jeunes dans le monde du travail
Exemple cité : le Contrat Emploi Jeune. Lorsque l'emploi est pérennisé à l'issue de la période de CPE, c'est une réussite. Une nuance toutefois, l'impression d'avoir affaire à des gens assistés lorsqu'ils bénéficient de ce type de contrat. L'aide de l'état ou de la collectivité locale ou territoriale doit être limitée dans le temps et accompagné au niveau de l'association qui embauche afin d'examiner l'éventualité de la pérennisation de l'emploi dès le début du contrat.
Aide à la création d'entreprise : faire en sorte que tous les jeunes puissent créer leur entreprise plus « facilement », avec moins de contraintes administratives. Pour cela, organiser des formations, accompagner ces jeunes dans leur création d'entreprise et pas uniquement financièrement mais dans la pratique quotidienne de la gestion. Les organismes consulaires pourraient être mis à contribution pour contribuer à accompagner la création d'entreprise en formant le jeune postulant.
Le consensus, une valeur présente dans d'autres pays
Quelles sont les valeurs que d'autres pays progressistes possèdent et que nous n'avons pas en France ? La notion de consensus. Avec un taux de syndicalisation plus important. A nuancer toutefois puisque dans certains pays du Nord de l'Europe, une partie de l'allocation chômage dépend de l'appartenance à un syndicat.
Les syndicats doivent être partenaires dans le dialogue entre employeurs et salariés.
Jean
Sophie
Guillaume
Francis
Sylvie
Jean Bernard
Jean
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