question 10 : contribution Buxerolles et Poitiers Ouest

Compte-rendu de la réunion de Désirs d’Avenir Buxerolles et Poitiers Ouest

Le 05 juin au Jardin des Rocs (Poitiers)

Objet de la réunion : Démarche consultative engagée par Ségolène Royal dans le cadre de la préparation du prochain Congrès du Parti socialiste.

Le but de cette démarche consultative est de pouvoir rassembler tout ce qui peut être dit ou écrit par les militants ou militantes, sympathisants ou sympathisantes, visant à alimenter le débat lancé par Ségolène Royal sur « comment le congrès du PS peut être utile aux Français ». Ce vivier d’idées, de contributions, de propositions permettra d’établir une contribution pour le Congrès qui sera issue d’une vraie démarche participative car co-écrite par tous et par toutes.

Parmi les 10 questions soumises à contribution, a été retenue, comme thème de la réunion, la 10ème intitulée « Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? ».

S’est dégagé du débat un fil rouge défini comme suit : Comment arriver à faire que le Parti socialiste devienne un parti de masse ?

En réponse à cela, des idées fortes, revenant à plusieurs reprises dans le débat, ont émané telles que :

Discipline de parti
Imposer les statuts existants.
Discipline du parti.
Le parti définit des choix majoritaires, à partir de là on suit. Les tendances, les courants oui, il en faut pour enrichir le débat, mais il faut d’abord chercher à définir des valeurs communes, chacun a son intelligence qui enrichit le collectif. On a le droit d’avoir des différences, sauf que quand la majorité a décidé, tout le monde doit suivre.

Occuper le terrain
Se tourner vers les forces vives (les campus, les syndicats, les piquets de grève…) et être sur le terrain.
Il faut aller là où il y a des conflits sur le terrain.
Se baser sur les syndicats, les associations pour faire venir les gens au Parti socialiste. La politique doit se faire dans la rue.
Dès que la synthèse est faite, la discipline du parti doit s’appliquer.
On se met d’accord en synthèse sur tel ou tel texte, et ensuite tous derrière en respectant les règles du parti.
Peut-être envisager une solution comme aux municipales, la motion qui arrive en tête a 50% + 1, et les autres se partagent le reste ?
Il faut aboutir à un système fort avec une majorité claire et une minorité.

L’exemple doit venir d’en haut
L’exemple doit nous venir d’en haut.
Comment faire remonter la prise de conscience qu’il y a des gens qui souffrent, qu’il y a des gens qui sont dans le désespoir total et qui nous disent « Ne nous abandonnez pas, on compte sur vous » au niveau le plus haut de notre parti ?
Le parti est inaudible par son trop grand nombre de têtes, qui ne parlent que d’eux mêmes, que de leur organisation qui ne concerne qu’eux.
L’image que donne la presse sur le combat des chefs au Parti socialiste, est en plus entretenue et alimentée par les différents ténors de chaque courant.
Arrêter ces querelles de courant et prendre ce qu’il y a de bon dans chacun pour avancer ensemble.
A l’heure actuelle, il y a trop de stratégie, pas de discipline.
Le travail énorme du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale est occulté par les egos personnels de nos politiques.
C’est un parti de classe moyenne qui a la culture de la classe dominante mais qui n’en a pas les moyens.
Arrêter les critiques de la part de certains (élus) sur les adhésions à 20 euros, le parti ne doit plus paraître comme un parti d’élus.
Essayer d’arriver à atteindre une composition sociologique qui représente toutes les couches de la société, car aujourd’hui il n’y a pas au sein de notre parti une représentation des couches populaires telle qu’elle existe dans la société.
Arrêter le cumul des mandats car ce sont toujours les mêmes élus et qui ne laissent plus par conséquent d’espace aux autres.

Prendre appui ou exemple sur les collectivités
Les municipales ont montré que malgré tout il y a un signe que l’ensemble de la population continue à faire confiance aux gens du PS du terrain. Mais n’oublions pas qu’il y a eu quand même un taux d’abstention assez important et qui venait principalement des couches populaires.
Dans les régions, les collectivités, il y a eu un raz de marée électoral pour le Parti socialiste car les élus et le parti sont sur le terrain et proches des préoccupations des gens, au niveau national, notre parti est oligarchique.
Comment aider les élus locaux, si on n’a pas de ligne et de lutte politique claire ?

Donner des signaux d’espoir
Donner ou continuer à donner un certain nombre de signaux d’espoir à ceux qui n’en n’ont plus, ce que fait Ségolène.
Il faut que les populations en difficulté sachent que le Parti socialiste perçoit la précarité qui gagne du terrain et qu’il essaie de se donner les moyens de trouver des solutions.
Donner un cadre d’action dans lequel on dit que l’on va agir, débattre, évoluer au lieu d’imposer des recettes toutes faites et ficelées d’avance.
Le parti doit s’adresser aux masses, doit réagir sur les problèmes rencontrés au quotidien (pouvoir d’achat….), il sera ainsi plus crédible.
Les gens sont sensibles à des valeurs, c’est à partir des valeurs qu’on décline des décisions pratiques. Concentrons nous sur les valeurs de notre parti. Il faut être au clair sur des valeurs, sur des façons d’agir qui privilégieront des notions de solidarité (service public, redistribution..)..

Respect, écoute
Les gens ont besoin qu’on les respecte, ils ont besoin d’être écouté, comme le fait Ségolène qui leur demande leur avis, qui leur donne un espace d’expression, et qui fera remonter tout ce qu’ils ont pu dire ou écrire, ils n’ont pas besoin qu’on leur impose une ligne droite, verrouillée et bouclée sur laquelle on leur demande obligatoirement de se rallier, sans participation, sans débat.
Chacun doit être pris en considération et doit être respecté.
Offrir un espace d’écoute, où le parti va dire « tu vas avoir ta place pour t’exprimer» contrairement à aujourd’hui où certains cherchent plus à savoir si tel ou tel militant à régler sa cotisation

- Le parti de masse que nous souhaitons pose la question de la VIème République.

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