Sur la nouvelle Déclaration de Principes
A mon avis, sur la nouvelle Déclaration de Principes qui nous est proposée pour en débattre avant validation par une comission nationale, les références à l'être humain et à son idiosyncrasie manquent d'objectivité ou alors, ce qui revient au même, sont très subjectives et je le regrette.
Si je suis entièrement d'accord sur le fait que la nature de toute aventure commune humaine est et se doit « d'aller à l'idéal et de comprendre le réel » je trouve que l'équilibre entre « l'idéal » et le « réel » en ce qui concerne la description de ce qui est pour les socialistes l'être humain n'est pas respecté et reste trop utopique parce qu'elle ne se penche pas assez sur TOUS les aspect de la condition humaine.
« Pour les socialistes, l'être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités... »
Oui, l'Individu Humain est sociable et libre mais il est aussi égoiste et sans scrupules et dans toutes ses facettes doué de raison! Et ceci est valable pour l'individu humain riche comme pour le pauvre, l'individu humain fort comme le faible, l'individu humain savant comme le naif, l'individu humain politique élu comme l'individu humain dictateur...
Je pense donc que tant que l'on ne prendra pas en compte et que l'on n'intégrera pas dans le discours, avec les mots justes mais sans circonlocutions que la nature de l'être humain comporte aussi une haute dose d'individualité, de désir de surpasser et de dominer l'autre (qui est très différent du désir de « se surpasser soi-même »), de cruauté et pourquoi pas de folie (voire l'état de la planète) l'on ne pourra pas établir un vrai programme politique qui justifie le pourquoi du besoin du pouvoir POLITIQUE sur le pouvoir financier.
Pour moi, ce pouvoir politique c'est l'Etat démocratique électif où les élus rendent compte aux citoyens électeurs de leurs actions.
C'est pourquoi, je trouve aussi une manque de précision lorsque cette Déclaration utilise la periprhase « le monde ». Par exemple dans son préambule, dernier paragraphe « Le socialisme démocratique veut une explication du monde,... », ou Art 1: « Etre socialiste, c'est de ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est... », ou encore Art 2 : « ...Aux injustices et aux violences du monde... »
Ce qui me gène c'est que « le monde » présenté ainsi semble une idée abstraite, un repoussoir sur lequel l'on se défausse, ce n'est jamais vous et moi, donc, nous ne sommes pas responsables...
Je crois que tant que l'on ne tiendra pas compte de toutes les composantes de la nature humaine, le positif et le négatif qui nous façonnent, nous resterons éloignés des solutions possibles pour trouver des convergences permettant d'avancer vers un équilibre sociétal, que, bien sûr, nous n'atteindrons jamais, mais s'en approcher c'est notre Graal, notre Utopie.
Pour finir, pour moi la base démocratique d'une nouvelle relation sociale commencerait par ces fameux « jurys citoyens » (et si le nom fait peur, changeons-le) devant lesquels l'élu politique devrait rendre compte périodiquement et le citoyen sortir de sa torpeur passive.
De cette manière ce pouvoir politique élu serait renforcé dans son action pour demander de comptes au nom de l'Etat démocratique aux grands financiers comme aux truands grands ou petits, quelque soit leur niveau de tricherie envers la société.
Ce serait une manière de renverser l'ordre établi, presque une Révolution. Jusqu'ici les « jugements » sont toujours venus du haut de la pyramide, de l'Oracle à l'Inquisition, des pouvoirs seigneuriaux ou royaux à cette démocratie qui ne se remet pas en question et de laquelle, je suis désolée de le dire, l'élu et le « financier » comme le seigneur ou l'inquisiteur dans son temps s'en sortent toujours enrichis et vivent sur l'effort du manant ou du travailleur qu'il soit ouvrier ou cadre.
Les périodes révolutionnaires ont rendu des jugements venant du bas, tout aussi radicaux et injustes... trouvons le juste milieu
Tant que j'y suis, je proposerais aussi de transformer les deux dernières lignes de dernier paragraphe du Préambule et de dire: « ... d'anticiper les conséquences du présent sur le future proche ou lointain... », au lieu de « ...d'inventer le future et de travailler le présente... » et,
« ... d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent de la CONDITION HUMAINE. »
au lieu de,
« ... d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent ET FONT LA VIE HUMAINE. »
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déclaration de principe
Daniel Heurtault
Dans sont article 19 : le Parti Socialiste est un parti internationaliste. Pourquoi y faire figurer d'une manère explicite le combat contre l'antisémitisme, associé à la xénophobie et le racisme? Xénophobisme et racisme n'incluent-ils pas en eux mêmes l'antisémitisme? L'anti-islamisme est aussi condamnable et doit être combattu.Il faut donc supprimer ce terme et ajouter "combattre toutes les formes de discriminations".
Simplicité du texte
Pourquoi avoir donné aux militants l'intégralité du texte et ne pas avoir fait une version simplifiée à la base? Ce texte demande tout de même un certain niveau de français et de compréhension... La politique doit être abordable pour tous, et on doit chercher à "démocratiser" nos idées pour que le plus grand nombre s'y retrouve en recherchant la formule claire, la phrase simple et plus courte.
La santé absente de la déclaration de principe...
...ou si peu évoquée. C'est dommage car c'est une préoccupation importante, en France et dans le monde entier.lors d'une réunion de ma section PS, une question à été soulevé à juste titre parmi pleins d'autres, qui est la suivante: Pourquoi ne parle t' on dans cette déclaration, de la santé, alors que c'est important, qu'une seule fois, c'est à dire dans l'article 14 qui parle du PS et du féminisme, alors qu'elle aurait dû être évoquée dans l'article 4, dans cette phrase:"Ils promeuvent la connaissance, l'éducation, la recherche, la culture." La santé aurait dû figurer dans ce chapitre, mais elle y est absente. Peut-être serait-il bon de l'a mentionner.